Présentation

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Née en 2006, Alternative Libérale incarne une nouvelle génération politique lasse des querelles de clans et des idéologies passéistes.

Ni socialistes, ni conservateurs, nous voulons une société de liberté, une démocratie véritable, une justice au service des citoyens et une prospérité partagée. 

Nous croyons que la liberté des individus ne s'oppose pas à la justice sociale, mais qu'elle en est au contraire le socle. 

Notre projet : une France qui fait confiance à ses citoyens, croit en son avenir et porte haut dans le monde les idées de liberté qui sont au coeur de son héritage. 

Notre ambition : créer un grand mouvement libéral qui change enfin la donne dans notre pays sclérosé d'hypocrisies. 

Ce blog est tenu par des adhérents et sympathisants d'Alternative Libérale. L'intégralité des propos qui s'y trouvent engage uniquement leurs auteurs.

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Lundi 4 février 2008

Edito très pertinent du quotidien belge L'Echo en date du 31 janvier 2008, par Martine Maelschalck, rédactrice en chef :


Les Français ne changeront-ils donc jamais ? C'est plus fort qu'eux, apparemment. Si une de leurs entreprises se retrouve en position de faiblesse, ils s'empressent d'échaffauder des plans pour récupérer l'opération à leur profit exclusif. Il y a deux ans, à la faveur d'une déclaration d'intérêt du groupe italien Enel pour la filiale belge de Suez, naissait le projet de fusion Suez/Gaz de France. Une déclaration qui tombait à pic pour permettre au patriotisme économique français de se manifester une nouvelle fois. Car Suez est, comme la Société Générale manifestement, un fleuron de l'Hexagone que la classe politique française, de gauche ou de droite, ne supporterait pas de voir partir vers d'autres cieux patrimoniaux.

Dès l'annonce des difficultés abyssales de la SocGen, on a donc vu ressurgir les noms du Crédit Agricole ou de BNP Paribas. Un peu comme si les malheurs des uns réveillaient à chaque fois les ambitions et l'appétit des autres. En particulier ceux de la BNP, déjà auteur d'une tentative de raid sur la Société Générale comme sur... Suez.

Une "grande banque française" aurait la bénédiction explicite du premier ministre François Fillon. Cette affirmation sans nuances lui a valu les foudres de la Commission européenne, qui goûte peu les distorsions du libre fonctionnement des marchés. Dans ce contexte, on se demande d'ailleurs comment certains Etats membres osent encore tenir de tels discours.

Non seulement une fusion entre la Société Générale et une autre banque française aurait bien du mal à passer le cap de la concurrence européenne. Mais surtout, elle risquerait d'entraîner un véritable "bain de sang" social, tant les banques en question se sont développées dans des domaines "redondants", selon les mots mêmes du PDG de BNP Paribas... lequel, il est vrai, visait surtout l'augmentation de chiffre d'affaires qu'entraînerait la suppression de tous ces doublons.


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Samedi 2 février 2008
Mercredi 30 janvier, sur le coup des 17 heures, il a fallu près d'une heure pour parcourir en voiture les 2-3 km entre la sortie Metz-Centre de l'A31 et le quartier outre-Seille. Un buraliste du quartier s'est plaint de n'avoir aucun client ce soir-là. La cause : une manifestation des chauffeurs de taxis qui étaient venus semble-t-il de toute la Lorraine et même de Haute-Saône !

Il n'est pas question de prétendre que les taxis pourraient faire partie des responsables de la crise économique que la France connaît depuis plus de 30 ans. Et pourtant, tous les touristes étrangers qui visitent notre pays, et plus particulièrement Paris, sont ébahis par le nombre insuffisant de taxis qui oblige bien souvent à des attentes et pertes de temps qui ne devraient pas être.

D'après Guy Sorman, le rachat des licences existantes pour l'ouverture à la concurrence coûterait à l'Etat 4,5 milliards d'euros. Même si ce chiffre se révélait exact (il paraît quand même aberrant !), c'est une dépense qui, pour une fois, se révèlerait justifiée et pourrait ouvrir de nouvelles perspectives à cette profession si on lui laisse la possibilité de s'organiser comme elle l'entend (malheureusement, les propositions Attali semblent encore trop encadrées et limitatives)...

Imaginons qu'on laisse les taxis libres de contracter à leur guise : en ces temps où l'essence est de plus en plus chère, où la voiture des particuliers est de plus en plus vilipendée pour cause de "réchauffement climatique", où les parkings de centres-villes sont de plus en plus coûteux, ils pourraient offrir, par des systèmes d'abonnements ou de forfaits, des services sur mesure et à prix raisonnable à des particuliers qui pourraient, pour certains d'entre eux, envisager de se débarrasser tout simplement de leur véhicule...

Une délégation des manifestants de mercredi a eu une entrevue avec le préfet pour lui exprimer leurs doléances... Mais comment un homme avec un chauffeur particulier à demeure peut-il envisager toutes les possibilités que permettrait l'ouverture à la concurrence de cette profession, et le leur expliquer avec enthousiasme ?

Messieurs les chauffeurs de taxis, votre inquiétude est légitime, mais, si cette libéralisation est bien faite, vous aurez beaucoup plus à y gagner qu'à y perdre !





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Samedi 2 février 2008

jeanfrancoisrevel1.jpg Lors du décès de Jean-François Revel en avril 2006, beaucoup de commentateurs étrangers se sont étonnés de l'absence d'hommages en France à ce grand bonhomme beaucoup trop politiquement et médiatiquement incorrect.


Absence partiellement comblée cette semaine par Max Gallo, dans son discours d'entrée à l'Académie française, mis en ligne par Le Figaro.




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Vendredi 1 février 2008

Quand on est un petit citoyen français, et que l'on entend parler de ce qui se passe dans certains pays du monde, on se sent assez démuni à pouvoir aider ne serait-ce qu'un tout petit peu ces populations qui souffrent...

Quand on tient un modeste blog, on peut essayer de relayer et faire connaître certains appels, sans se faire aucune illusion cependant sur la volonté des autorités françaises à intervenir et à changer quoi que ce soit...


. Il faut recompter les votes kenyans, de Project Syndicate

. Meurtres et disparitions dans la Chine olympique, de Pierre Raiman



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Vendredi 1 février 2008
Si un jour on décidait de modifier quelque peu la constitution de la République française et si les législateurs s'avisaient de me demander conseil, j'imposerais aux candidats à la présidence un examen de passage avec épreuve culinaire : confection d'une blanquette ou d'un miroton, d'une terrine de lapin ou d'une tarte aux pommes. Je me suis toujours méfié des citoyens qui n'étaient pas capables de se coller un tablier pour traiter leurs amis. L'amphitryon qui me gâte en ses pénates avec ses propres sauces et qui, comme l'exige la belle tradition, prépare et sert le café et les cigares, m'enchante bien plus que le cossu cossard qui me traite, même à grands frais, chez un rôtisseur étoilé.

Le suffrage universel a pour inconvénient de vous faire avaler toutes les salades mal lavées et mal assaisonnées que les candidats se croient obligés de vendre pour cajoler ceux dont ils espèrent les voix, et comme il leur faut plaire à toutes sortes de gens, le menu (ils appellent ça le programme) est souvent des plus indigestes. Il serait plus décent d'exiger qu'ils préparent en
live (comme on dit dans les caleçonnades télévisées où ils aiment à s'exhiber) un boeuf aux carottes ou une ambroisie de volaille. Un chef d'Etat habile au fourneau gouvernerait sans doute avec plus de sensibilité, de volupté et de générosité qu'un énarque adepte de la cuisine minceur et des cures de thalassotérapie.


Extrait d'une lettre de Gérard Oberlé à son ami Jim Harrison du 25 février 2000, dans "Aventures d'un gourmand vagabond" aux éditions 10/18.

Ce livre est d'ailleurs à conseiller à tous les amateurs de bonne chair et de liberté, avant qu'il ne soit interdit par l'INPES ou autre machin sans âme pour incitation à la préférence pour la bonne bouffe !



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Jeudi 31 janvier 2008
Le film d'Al Gore, "Une vérité qui dérange" (An inconvenient truth) est présenté ce soir à l'amphi Le Moigne de l'université de Metz, avec pour le commenter Yves Mathieu, l'une des 1.000 personnes formées et accréditées par Al Gore pour débattre de ce film.

Il est quand même assez paradoxal de voir le CES Lorraine soutenir pareille conférence alors qu'il y a quelques mois à peine, il trouvait que le chiffre de 67.000 lorrains partant travailler quotidiennement à Luxembourg était insuffisant. Pour rappel, pour les travailleurs frontaliers, le train est loin de répondre à tous les besoins, et la voiture est autrement plus souple, pratique et rapide (oui, malgré les embouteillages !) pour se rendre au Grand-Duché ! Mais qu'attendre d'un organisme dont le président a osé comparer Thionville et Neuilly ?!?

L'engagement de l'université de Metz laisse également perplexe. Il n'y a visiblement pas d'opposant à Yves Mathieu prévu ce soir ; mais n'est-il pas du devoir d'une université de faire débattre des thèses opposées, afin de laisser chacun des spectateurs libre de se faire son propre jugement ? Si aucune conférence contradictoire n'est prévue dans un avenir proche, cette manière unilatérale de présenter la thèse du réchauffement climatique a quelque chose d'inquisitorial !

Pour information, voici quelques articles mettant en cause les arguments d'Al Gore et ceux concernant le réchauffement climatique :

Al Gore, le prix Nobel est une ordure

Marcel, t'auras pas le Nobel !

Changement de climat : l'origine humaine du réchauffement est-elle certaine ?


Il y a aussi ceux qui pensent qu'il faut s'attaquer au problème autrement, par exemple :

Alertes planétaires

Un prix Nobel de la paix qui dérange



Il est quand même assez comique (rions en plutôt que de s'arracher les cheveux !) de voir les contribuables lorrains financer la présentation du film d'un richissime Américain dont la maison consomme 221.000 kWh d'électricité là où l'Américain moyen n'en consomme "que" 10.656 !


Mais tout cela, réflexion faite, n'est finalement peut-être pas innocent à 38 jours du premier tour des élections municipales : en effet, Mr Cayzelle, président du CES Lorraine, et Mr Lioger, président de l'université de Metz, sont tous deux extrêmement proches de Dominique Gros, candidat PS à la mairie de Metz (celui-ci étant par ailleurs président de l'IUT de Metz). Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que des locaux du campus universitaire sont mis grâcieusement au service du PS messin à l'insu de son plein gré...

Que nous concoctent-ils donc ? A quoi cette conférence doit-elle nous préparer ? Un plan de transports urbains complètement aberrant, à l'image de ce qu'a fait Delanoë à Paris ? Des dépenses faramineuses en "logements durables" et autres "écopolis" ? Une flopée d'"éco-taxes" municipales ou régionales ? Difficile de le savoir pour le moment, le programme complet de Mr Gros ne semblant pas disponible sur le net. Mais nous ne pouvons qu'encourager ces messieurs à lire ce petit texte.


Notre planète comptera dans un avenir pas si lointain 9 milliards d'habitants. Il n'est pas question ici de prétendre qu'il n'y a pas de réflexions à mener et de changements à envisager, mais pour que les décisions prises se révèlent efficaces, il faut partir de postulats non biaisés. Et des hommes n'ayant rien fait d'autre dans leur vie que vivre sur le dos de la collectivité et n'ayant rien trouvé de mieux qu'amener la dette de la France à 2.500 milliards d'euros ne sont certainement pas les personnes les plus honnêtes et les plus qualifiées pour traiter ce sujet.


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Jeudi 31 janvier 2008
L'Echo de ce 30 janvier nous présente une petite société belge bien sympathique :


Concilier joujoux électroniques, commerce équitable et respect de l'environnement, c'est le pari tenté par une petite société belge d'Enghien créée il y a environ un an. United Pepper s'est lancée dans la conception et la réalisation de produits alternatifs sur le marché de l'électronique grand public. Son produit phare est une webcam en forme de pieuvre qui répond au doux nom de "Lili".

"Lili" est fabriquée au Vietnam par une entreprise textile qui s'est engagée auprès de ses commanditaires belges à respecter un certain nombre de critères du commerce équitable : des conditions de travail de première qualité, une rémunération juste, une représentation sociale, une égalité entre hommes et femmes, une production locale... 

Autre pierre angulaire du concept : l'écologie. "Lili" et son petit frère "Oscar" (un hub USB) sont confectionnés en partie avec des produits naturels qui remplacent les matériaux synthétiques à base de pétrole généralement utilisés pour ce genre de production. Pour leur habillage, United Pepper a ainsi eu recours au coton, à du sable, et à une fibre naturelle imputrescible, le kapok, qui était utilisée anciennement pour le rembourrage, avant d'être remplacée par le polyuréthane.

L'emballage se veut lui aussi respectueux de l'environnement : le packaging est réalisé à partir de PET recyclé et recyclable. "Nous aurions voulu aller plus loin et utiliser un polymère à base de maïs", souligne Xavier Petre, CEO de United Pepper. "Mais ce dernier se déforme à partir de 40 degrés", précise-t-il.

Un produit étiqueté "écologique" et "commerce équitable" à 100% est d'ailleurs un peu illusoire, fait valoir ce dernier. Si le produit final est réalisé au Vietnam, les composants électroniques restent eux estampillés "made in China", le seul pays où il est possible de se les procurer.

Pour la réalisation, United Pepper aurait bien voulu aller au bout de sa logique et faire fabriquer "Lili" en Belgique. Mais il s'est rapidement révélé impossible de trouver dans nos contrées les compétences indispensables à un prix raisonnable.

United Pepper ne fait pas mystère de ces différentes limites et contraintes, mais annonce vouloir jouer la carte de la transparence : son projet est décrit comme respectueux de l'environnement "à 70%". A chacun de donc de se faire une religion.

Il n'empêche : pour cette jeune société, il est tout à fait envisageable de faire évoluer le commerce équitable au-delà des objets traditionnels - artisanat, denrées de base - vendus quasi artificiellement dans nos contrées.

La clé du succès, c'est peut-être l'originalité. "Lili" et "Oscar" ont en effet été dessinés par un jeune artiste peintre nivellois, Frédéric Annet, qui continuera probablement à rechercher des concepts novateurs pour la poursuite de la gamme.


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Mercredi 30 janvier 2008
Paru sur le site Project Syndicate, un article de Jimmy Wales et Richard Baraniuk, fondateurs respectifs de Wikipedia et Connexions :


La révolution de l'éducation ouverte


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Mercredi 30 janvier 2008
L'étude de PwC Luxembourg dont il a été question hier sur ce blog indique que le taux de confiance dans l'avenir des dirigeants d'entreprises français est de 28%, contre 57% pour les Allemands. Les informations de l'ambassade d'Allemagne à Paris nous confirment la bonne santé de l'économie allemande :


La croissance dope les investissements

29 janvier 2008 - Les investissements des entreprises allemandes viennent de connaître leur plus forte progression depuis 2002, selon une étude de l'institut ZEW. Dynamisés par la croissance, ils ont grimpé de 6% en 2006 et de 5,5% en 2007. Soit en valeur des hausses de 115,5 milliards d'euros en 2006 et de 122 milliards en 2007.

L'augmentation du budget consacré à l'innovation a été observée dans tous les secteurs de l'économie : +5% dans l'industrie en 2006, +5% pour les services à haute densité cognitive et +11% pour les autres services. Elle est allée de pair avec la croissance des chiffres d'affaires des entreprises. Pour 2008, ZEW prévoit une augmentation des dépenses d'investissement de 124 milliards d'euros (+2%).

En 2006, ce sont surtout les grandes entreprises (plus de 500 salariés) qui ont accru leurs dépenses d'investissement. Elles ont réagi à la croissance de la demande de produits de haut niveau et au renforcement de la concurrence. Pour autant, cela ne s'est pas traduit immédiatement par un raz-de-marée de produits et de services nouveaux. Ces derniers n'ont représenté en 2006 que 19% du chiffre d'affaires total des entreprises allemandes, soit seulement un point de plus qu'en 2005. 46% des entreprises ont mis sur le marché de nouveaux produits et services en 2006, un chiffre stable.


Les turbulences boursières n'inquiètent pas le gouvernement allemand (extrait) 

29 janvier 2008 - Les turbulences sur les places financières mondiales n'inquiètent pas outre mesure le gouvernement allemand qui continue de tabler sur une croissance stable de 1,7% et sur une nouvelle baisse du chômage en 2008. "Je comprends bien l'inquiétude ressentie par beaucoup de gens, mais je dis qu'il n'y a aucun motif d'être pessimiste", affirme la chancelière Angela Merkel dans un message podcast diffusé samedi. "Nous devons constater que l'environnement économique s'est obscurci […], mais nous pouvons dire que toutes les conditions sont réunies en Allemagne pour une croissance stable, y compris cette année". Berlin a fixé la semaine dernière ses prévisions de croissance à 1,7% pour 2008.

Angela Merkel justifie cette attente par "des signaux globalement porteurs d'espoirs". Pour l'emploi, tout d'abord : les instituts d'analyse de la conjoncture évoquent encore 200.000 créations d'emplois en 2008. "Beaucoup d'entreprises ont des carnets de commandes pleins, les marchés vont continuer de se développer à l'exportation et la croissance de l'économie domestique va porter une partie de la croissance", justifie Angela Merkel. En outre, 2008 devrait être une année d'augmentation des salaires réels. (...)


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Mardi 29 janvier 2008
Extrait d'un communiqué de presse de PricewaterhouseCoopers Luxembourg du 25 janvier 2008, suite à la publication de leur 11ème "Global CEO Survey" (étude auprès de 1.150 "chief executive officers" (dirigeants d'entreprises) du monde entier).


Les CEO des économies émergentes sont plus confiants que ceux des pays développés. La disponibilité des compétences et la sur-réglementation font aussi partie des principales inquiétudes.

Selon la onzième étude mondiale annuelle réalisée par PricewaterhouseCoopers, la confiance des CEO a chuté pour la première fois depuis 2003 et c’est la crainte d’une récession mondiale qui apparaît aujourd’hui comme la principale menace à la croissance. Ces résultats sont tirés de l’étude « Global CEO Survey », présentée au Forum économique mondial de Davos, à laquelle ont participé plus de 1150 CEO dans 50 pays. Par rapport à l'année dernière, la possibilité d'un ralentissement économique est le facteur de risque qui inquiète de plus en plus les CEO. La sur-réglementation et la disponibilité des compétences figurent également au sommet de l’agenda des CEO. Toutes les autres entraves à la croissance, telles l’approvisionnement en énergie, le changement climatique mondial et le terrorisme, sont considérées comme des menaces de second plan.

Jeannot Krecké, Ministre luxembourgeois de l’Economie et du Commerce extérieur, a été invité à s’exprimer, parmi d’autres personnalités internationales, sur les collaborations qui existent entre le monde politique et celui des affaires. Selon lui, l'une des fonctions clé d'un gouvernement est de mettre en place des conditions propices à la prospérité et de créer un cadre favorable au développement de l'économie tout en maintenant un niveau social élevé. Il a par ailleurs souligné la nécessité d’une étroite collaboration avec les acteurs du secteur privé, qui connaissent mieux que quiconque les domaines à développer.

L’étude mondiale révèle également que le pourcentage de CEO se disant « très confiants » quant à la croissance des revenus sur les douze mois à venir a chuté de deux points par rapport à l'année dernière, pour atteindre 50%. Cependant, les CEO restent presque deux fois plus confiants qu'en 2003. C'est en Amérique du Nord que la baisse de confiance générale dans les affaires est la plus prononcée. Dans cette région, seulement 35% des CEO ont une « très grande confiance » dans la croissance, comparé à 53% l'année passée, soit une baisse de plus d'un tiers. La confiance parmi les CEO d'Europe occidentale a aussi chuté de huit points pour atteindre 44%. À l'inverse, on observe une augmentation de la confiance chez les CEO des économies émergentes d'Asie-Pacifique, d'Amérique latine et d'Europe centrale et de l'Est, atteignant près de 55% dans chacune de ces régions. Cette confiance croissante se fait particulièrement sentir en Chine et en Inde où, respectivement 73% et 90% des CEO affichent une « très grande confiance » dans les perspectives de croissance sur 12 mois.
(...)


A noter que si la confiance des chefs d'entreprises d'Europe occidentale "a chuté de 8 points pour atteindre 44%", les disparités sont fortes d'un pays à l'autre : 43% pour le Royaume-Uni, 56% pour l'Espagne, 57% pour l'Allemagne, 53% pour les Pays-Bas, et 28%... pour la France... Seule l'Italie fait plus mal avec 19%.

La rupture sarkozyenne n'a donc eu lieu ni pour les entreprises, ni pour les ménages...


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