Edito très pertinent du quotidien belge L'Echo en date du 31 janvier 2008, par Martine Maelschalck, rédactrice en chef :
Les Français ne changeront-ils donc jamais ? C'est plus fort qu'eux, apparemment. Si une de leurs entreprises se retrouve en position de faiblesse, ils s'empressent d'échaffauder des plans
pour récupérer l'opération à leur profit exclusif. Il y a deux ans, à la faveur d'une déclaration d'intérêt du groupe italien Enel pour la filiale belge de Suez, naissait le projet de fusion
Suez/Gaz de France. Une déclaration qui tombait à pic pour permettre au patriotisme économique français de se manifester une nouvelle fois. Car Suez est, comme la Société Générale manifestement,
un fleuron de l'Hexagone que la classe politique française, de gauche ou de droite, ne supporterait pas de voir partir vers d'autres cieux patrimoniaux.
Dès l'annonce des difficultés abyssales de la SocGen, on a donc vu ressurgir les noms du Crédit Agricole ou de BNP Paribas. Un peu comme si les malheurs des uns réveillaient à chaque fois les
ambitions et l'appétit des autres. En particulier ceux de la BNP, déjà auteur d'une tentative de raid sur la Société Générale comme sur... Suez.
Une "grande banque française" aurait la bénédiction explicite du premier ministre François Fillon. Cette affirmation sans nuances lui a valu les foudres de la Commission européenne, qui goûte peu
les distorsions du libre fonctionnement des marchés. Dans ce contexte, on se demande d'ailleurs comment certains Etats membres osent encore tenir de tels discours.
Non seulement une fusion entre la Société Générale et une autre banque française aurait bien du mal à passer le cap de la concurrence européenne. Mais surtout, elle risquerait d'entraîner un
véritable "bain de sang" social, tant les banques en question se sont développées dans des domaines "redondants", selon les mots mêmes du PDG de BNP Paribas... lequel, il est vrai, visait surtout
l'augmentation de chiffre d'affaires qu'entraînerait la suppression de tous ces doublons.
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Lors du décès de Jean-François Revel en avril 2006, beaucoup de commentateurs étrangers se sont étonnés de l'absence d'hommages en France à ce grand bonhomme
beaucoup trop politiquement et médiatiquement incorrect.
Absence partiellement comblée cette semaine par Max Gallo, dans son discours d'entrée à l'Académie française, mis en ligne par Le Figaro.
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Quand on est un petit citoyen français, et que l'on entend parler de ce qui se passe dans certains pays du monde, on se sent assez démuni à pouvoir aider ne
serait-ce qu'un tout petit peu ces populations qui souffrent...
Quand on tient un modeste blog, on peut essayer de relayer et faire connaître certains appels, sans se faire aucune illusion cependant sur la volonté des autorités
françaises à intervenir et à changer quoi que ce soit...
. Il faut recompter les votes kenyans, de Project Syndicate
. Meurtres et disparitions dans la Chine olympique, de Pierre Raiman
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L'étude de PwC Luxembourg dont il a été question hier sur ce blog indique que le taux de confiance dans
l'avenir des dirigeants d'entreprises français est de 28%, contre 57% pour les Allemands. Les informations de l'ambassade d'Allemagne à Paris nous
confirment la bonne santé de l'économie allemande :
La croissance dope les
investissements
29 janvier 2008 - Les investissements des entreprises allemandes viennent de connaître leur plus forte progression
depuis 2002, selon une étude de l'institut ZEW. Dynamisés par la croissance, ils ont grimpé de 6% en 2006 et de 5,5% en 2007. Soit en valeur des hausses de 115,5 milliards d'euros en 2006 et de 122
milliards en 2007.
L'augmentation du budget consacré à l'innovation a été observée dans tous les secteurs de l'économie : +5% dans l'industrie en 2006, +5% pour les services à
haute densité cognitive et +11% pour les autres services. Elle est allée de pair avec la croissance des chiffres d'affaires des entreprises. Pour 2008, ZEW prévoit une augmentation des dépenses
d'investissement de 124 milliards d'euros (+2%).
En 2006, ce sont surtout les grandes entreprises (plus de 500 salariés) qui ont accru leurs dépenses d'investissement. Elles ont réagi à la croissance de la
demande de produits de haut niveau et au renforcement de la concurrence. Pour autant, cela ne s'est pas traduit immédiatement par un raz-de-marée de produits et de services nouveaux. Ces derniers
n'ont représenté en 2006 que 19% du chiffre d'affaires total des entreprises allemandes, soit seulement un point de plus qu'en 2005. 46% des entreprises ont mis sur le marché de nouveaux produits
et services en 2006, un chiffre stable.
Les turbulences boursières n'inquiètent pas le
gouvernement allemand (extrait)
29 janvier 2008 - Les turbulences sur les places financières mondiales n'inquiètent pas outre mesure le gouvernement allemand qui continue de tabler sur une
croissance stable de 1,7% et sur une nouvelle baisse du chômage en 2008. "Je comprends bien l'inquiétude ressentie par beaucoup de gens, mais je dis qu'il n'y a aucun motif d'être pessimiste",
affirme la chancelière Angela Merkel dans un message podcast diffusé samedi. "Nous devons constater que l'environnement économique s'est obscurci […], mais nous pouvons dire que toutes les
conditions sont réunies en Allemagne pour une croissance stable, y compris cette année". Berlin a fixé la semaine dernière ses prévisions de croissance à 1,7% pour 2008.
Angela Merkel justifie cette attente par "des signaux globalement porteurs d'espoirs". Pour l'emploi, tout d'abord : les instituts d'analyse de la conjoncture
évoquent encore 200.000 créations d'emplois en 2008. "Beaucoup d'entreprises ont des carnets de commandes pleins, les marchés vont continuer de se développer à l'exportation et la croissance de
l'économie domestique va porter une partie de la croissance", justifie Angela Merkel. En outre, 2008 devrait être une année d'augmentation des salaires réels. (...)
Par Almos
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