Présentation

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Née en 2006, Alternative Libérale incarne une nouvelle génération politique lasse des querelles de clans et des idéologies passéistes.

Ni socialistes, ni conservateurs, nous voulons une société de liberté, une démocratie véritable, une justice au service des citoyens et une prospérité partagée. 

Nous croyons que la liberté des individus ne s'oppose pas à la justice sociale, mais qu'elle en est au contraire le socle. 

Notre projet : une France qui fait confiance à ses citoyens, croit en son avenir et porte haut dans le monde les idées de liberté qui sont au coeur de son héritage. 

Notre ambition : créer un grand mouvement libéral qui change enfin la donne dans notre pays sclérosé d'hypocrisies. 

Ce blog est tenu par des adhérents et sympathisants d'Alternative Libérale. L'intégralité des propos qui s'y trouvent engage uniquement leurs auteurs.

Mercredi 30 juillet 2008
Communiqué Alternative Libérale Moselle - 26 juillet 2008


Devant l’affligeant concert des lamentations des politiciens lorrains en réaction au départ des régiments de Lorraine, nous tenions à vous faire part de notre position sur la question.


Plus que jamais, la maxime « gouverner c’est prévoir » est d’actualité.


Les réformes indispensables de la fonction publique s’enclenchent et il était plus que temps.


Nous regrettons qu’elles se fassent dans le mauvais ordre ; en effet, il eut été plus judicieux de commencer par la plus essentielle : la réforme de l’économie française.


Commencer par rendre de la liberté aux entreprises, leur permettant ainsi une saine croissance sans les interventions incessantes de l’Etat, leur aurait permis de créer beaucoup plus d’emplois.


Et donc de rendre moins douloureuse la réforme de la fonction publique en général, et de l’armée en particulier.


Diminuer les prélèvements obligatoires, libérer le marché du travail, restaurer le contrat plutôt que d’imposer par la loi les rapports dans l’entreprise, et en un mot considérer les acteurs économiques français non pas comme des enfants qu’il faut sans cesse guider mais comme des individus responsables, capables d’initiatives dans un contexte de libertés, tout cela aurait dû précéder et atténuer les chocs des réformes.


Nous ne pouvons que déplorer l’éternelle litanie de la récupération politique primaire des élus locaux qui en fait ne font que le constat de leur incurie.


Quel est le poids à Paris des élus mosellans et lorrains ? Là est la vraie question.


Messieurs, il est temps de passer à la phase suivante : construire l’avenir, tirer parti de façon positive de la situation, créer enfin une véritable dynamique en Lorraine en actionnant tous les leviers permettant de réduire les pressions fiscales, libérant ainsi de la croissance et créant l’emploi privé qui se substituera à l’emploi public.


Nous vivons dans un monde en mouvement, ce qui était vrai en 1936 ou en 1945 ne l’est plus maintenant.


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Vendredi 6 juin 2008
Suite du précédent article paru sur le site des Amis du Parti Républicain :

L’Association des Amis du Parti Républicain a décidé de fêter l’anniversaire des offensives franco-américaines en Meuse et de l'Armistice du 11 novembre 1918 par une série d’articles ayant pour but de retracer l’engagement qui sauva la démocratie en Europe. En effet la participation américaine à la Grande Guerre est trop souvent occultée, deux millions de soldats américains sont présent en France le 11 novembre 1918, dont un million en Meuse, le département de Verdun où la mémoire des sacrifices et de l’aide américaine est encore très présente aujourd’hui. Site consacré aux commémorations.

 

Faisant suite au premier article qui présentait l’engagement américain, voici le deuxième volet de notre série, dans lequel nous avons choisi de rendre hommage aux soldats américains venus se battre en France en citant quelques mots célèbres prononcés à l’époque.

 

L’entrée en guerre de l’Amérique commence avec les mots de son président, Woodrow Wilson, qui annonce au Sénat : « L'Amérique doit donner son sang pour les principes qui l'ont fait naître... » En effet, bien que cela soit souvent oublié en France, l’Amérique est avant tout une idée, celle de la liberté, celle du droit des hommes de vivre libres.

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Lafayette, nous sommes là ! -- 4 juillet 1917 cérémonie au cimetière de Picpus

Le 4 juillet 1917, une cérémonie est organisée pour les premiers soldats de l’AEF arrivés à Paris au cimetière de Picpus sur la tombe de La Fayette, le héros des deux mondes. A cette occasion le capitaine Charles E. Stanton de l’état-major du général Pershing prononce un discours resté célèbre.

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Dépôt de gerbe par les officiers américains sur la tombe du général de la Fayette


« Je regrette de ne pas pouvoir m’adresser à la gentille population française dans la belle langue de son loyal pays.

 

Le fait ne peut pas être oublié que votre nation était notre amie quand l’Amérique s’est battue pour son existence, quand une poignée d’hommes courageux et patriotes ont été déterminés à défendre les droits de leur Créateur leur avait donné -- que la France en la personne de Lafayette est venue à notre aide en paroles et en actes.

 

Ce serait de l’ingratitude de ne pas se souvenir de cela et l'Amérique ne fera pas défaut à ses obligations...

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Arrivée du général Pershing à Paris


Par conséquent, c'est avec une grande fierté que nous embrassons les couleurs en hommage de respect envers ce citoyen de votre grande République, et ici et maintenant dans l'ombre de l'illustre mort nous l'assurons de notre cœur et notre honneur pour donner à cette guerre une issue favorable.

Lafayette nous sommes là ! »

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Accueil des Américains à Brieulles-sur-Bar -- Ardennes


On peut citer aussi les premières observations sur l’American Expeditionnary Force, l’AEF, par des officiers français et britanniques.


« Les Américains donnent de grands espoirs. »


« Ils n'ont pas la froideur persistante des Anglais. »


« Ils sont simples et vous regardent dans les yeux. »


« Même quand il n'est pas aussi fort que son adversaire, [le soldat américain] ne recule pas. »


« Tous les Américains sont caractérisés par une fierté nationale très développée et un très grand esprit d'indépendance. »

« Les Américains se rendent compte qu'ils ont beaucoup à apprendre, mais ne veulent pas que quiconque le leur disent. Ils sont obsédés par la guerre ouverte ... [Mais] ils n'ont tout simplement aucune idée de l'intensité du feu. »


« 12 Janvier l918 - Mon impression générale est que l'Amérique a le pouvoir de nous aider à gagner la guerre -- c'est-à-dire de nous aider à vaincre les Allemands dans une bataille où le roseau sera très faible à faire plier à l'heure actuelle... »

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Enterrement des premiers soldats américains tués en France, 4 novembre 1917

Il reste encore de nombreux points à traiter, notamment les offensives de Saint Mihiel et d'Argonne, le déploiement de l'AEF ou le rôle des Etats-Unis dans la guerre.

Eric Cunat


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Dimanche 25 mai 2008
Un article paru sur le site des Amis français du Parti Républicain le 19 mai 2008 :

L’Association des Amis du Parti Républicain a décidé de fêter l’anniversaire des offensives franco-américaines en Meuse et de l'Armistice du 11 novembre 1918. Cette année marque l’anniversaire des 90 ans de la victoire de 1918. C’est aussi l’occasion de revenir sur la participation américaine à la Grande Guerre et sur les offensives menées par les troupes américaines à l’automne 1918 qui amenèrent les Empires centraux à demander l’armistice. En effet la participation américaine à la Grande Guerre est trop souvent occultée, deux millions de soldats américains sont présent en France le 11 novembre 1918, dont un million en Meuse, le département de Verdun où la mémoire des sacrifices et de l’aide américaine est encore très présente aujourd’hui.

 

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Soldats américains qui ont participé à l'attaque en Champagne, juillet 1918

Plusieurs manifestations d’envergure vont émailler cette année et notre blog se devait de s’en faire le relais, nous espérons que tous les amis de l’Amérique relayeront nos informations et que l’occasion de rappeler aux Français ce qu’ils doivent aux Etats-Unis sera riche d’échanges mutuels. D’ores et déjà le Conseil général de Meuse à mis en place un site consacré aux commémorations.

 

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Débarquement de troupes américaines dans le port de St-Nazaire en juin 1917


L’amitié franco-américaine remonte à l’engagement de La Fayette et à l’indépendance des Etats-Unis en 1776. A l’occasion du centenaire de cette indépendance, alors que la France vient tout juste de retrouver un régime républicain, des républicains français offrent la Statue de la Liberté pour commémorer le centenaire de l'indépendance américaine et en signe d'amitié entre les deux nations. Même si cette initiative est d’ordre privée, les fondateurs de la Troisième République, dont plusieurs étaient réfugiés aux Etats-Unis sous le Second Empire, appuyèrent l’évènement qui devint rapidement national. A cette époque, la France vit dans l’esprit de la revanche de la défaite de 1870 qui a séparé l’Alsace et la Moselle de la Patrie. Les Etats-Unis quand à eux viennent de connaître une guerre civile très meurtrière de 1861 à 1865.


L’Amérique a été fondée comme société qui abandonnait en Europe les conflits d’un autre âge. Elle se veut le berceau de la liberté et de la prospérité, le pays du commerce, où les hommes peuvent avoir la chance de réussite qu’on ne leur donne pas ailleurs. Le corollaire de l’idéal américain est l’isolationnisme : les Américains, sûrs de leurs valeurs et de la justesse de leur vues, ne souhaitent pas être entraînés dans un conflit qui, pensent-ils au départ, ne les concerne pas.


Pourtant l’opinion publique américaine se mobilise pour aider les démocraties. La guerre sous-marine entreprise par les Allemands fait des victimes américaines, mais devant le risque de voir les Etats-Unis entrer dans la guerre, l’Allemagne décide d’arrêter les opérations sous-marines. Les Etats-Unis approvisionnent les démocraties en énergie, matières premières, produits industriels et alimentaires et leurs prêtent l’argent nécessaire pour financer l’effort de guerre.


Le 31 janvier 1917, l'Allemagne décrète à nouveau « la guerre sous-marine à outrance », suspendue dix-huit mois plus tôt après le torpillage du Lusitania et les menaces de représailles des États-Unis. Le Kaiser veut entraver l'approvisionnement de la Grande-Bretagne et de la France pour les obliger à réclamer la paix. Désormais, les sous-marins allemands peuvent couler les cargos américains, même en dehors de la zone de guerre et bien qu'appartenant à un pays neutre. Véritable menace pour la flotte de commerce américaine, cette décision frappe toute l'économie du pays qui tourne alors à plein régime pour répondre à la forte demande de l'Entente.


Le 1er février 1917, Wilson rompt les relations diplomatiques avec l'Allemagne, espérant que cela suffira pour la faire renoncer à ses projets. Il n'en est rien. Le 13 mars, les navires marchands reçoivent l'autorisation de se munir de canons. Le 19, l'inévitable se produit : les Allemands coulent le Viligentia. Le 20, Wilson est résolu à l'intervention armée contre l'Allemagne et le 2 avril 1917, il demande au Sénat de voter la déclaration de guerre. Le 6 avril 1917, à 13 h 18, le Congrès vote la guerre par 373 voix contre 50. Le président Wilson proclame alors : « L'Amérique doit donner son sang pour les principes qui l'ont fait naître... »


La participation américaine à la guerre devient effective et lorsque les Allemands se lancent à l’offensive en mars 1918, grâce aux renforts venus du Front de l’Est où un armistice a été signé avec la Russie alors en pleine guerre civile. Les unités américaines sont alors engagées aux côtés des alliés, à l'occasion de la grande offensive allemande déclenchée le 21 mars 1918, le général Pershing déclare au général Foch, lors d'une réunion sur le front, le 28 mars : « Je viens pour vous dire que le peuple américain tiendrait à grand honneur que nos troupes fussent engagées dans la présente bataille. Je vous le demande en mon nom et au sien. Il n'y a pas en ce moment d'autres questions que de combattre. Infanterie, artillerie, aviation, tout ce que nous avons est à vous. Disposez-en comme il vous plaira. Il en viendra encore d'autres, aussi nombreux qu'il sera nécessaire. Je suis venu tout exprès pour vous dire que le peuple américain sera fier d'être engagé dans la plus belle bataille de l'histoire ».

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Le 13 juin 1917, arrivée du général Pershing à Boulogne


En juillet 1918, 20 divisions commandées par le général Pershing sont prêtes à entrer en action sur le territoire français. Les Américains n’étaient pas vraiment considérés comme des soldats par les Européens, ils étaient « des civils en uniforme », et les Français et les Anglais auraient voulu que les soldats américains viennent renforcer les unités alliées et non qu’ils constituent des unités séparées avec leurs officiers. Cependant ils montrent dès les premiers engagements une valeur militaire qui impressionne favorablement leurs instructeurs français.

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Visite dans un camp américain en France


En août 1918, l'armée américaine en France repré
sente 32 divisions de 27.000 hommes. Certes elles ne sont pas toutes opérationnelles. Mais dans la contre-offensive de juillet-août, les divisions en action obtiennent des succès en Woëvre et en Argonne. Lors de l’armistice du 11 novembre 1918, deux millions de soldats américains sont en France dont un million dans le département de la Meuse.

 

 

Eric Cunat

 

 

 


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Jeudi 17 avril 2008
Clin d'oeil (très sérieux) à Jean-François : un article de Guy Vallancien dans le Figaro du 16 avril :

Hôpital : le massacre et la gabegie


Le professeur Vallancien a développé ses arguments dans un livre :

"La santé n'est pas un droit ; manifeste pour une autre médecine", Bourin éditeur



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Jeudi 17 avril 2008
Extrait de la Newsletter de l'Ambassade d'Allemagne du 14 avril 2008 :


Ancien pays minier, la Sarre est en passe de réussir sa reconversion industrielle. Alors que la dernière mine doit définitivement fermer ses portes en 2012, l'économie sarroise mise résolument sur la modernité technologique, en particulier sur les nanotechnologies. Selon le quotidien économique "Handelsblatt" (édition du 14 avril 2008), ces technologies de l'infiniment petit sont en plein essor dans le Land frontalier. La Sarre serait même en train de devenir une nouvelle "Nano-Valley".


A mi-chemin entre la chimie, la biologie et l'électrotechnique, les nanotechnologies et les biotechnologies font l'objet d'un soutien actif de la part du gouvernement sarrois. D'une manière générale, les dépenses publiques consacrées à la recherche et développement dans les nouvelles technologies ont grimpé en Sarre de 30% entre 1999 et 2004, contre seulement 13% dans d'autres Länder, affirme le "Handelsblatt". Le gouvernement s'efforce de pallier une spécificité régionale : contrairement à des régions comme la Bavière ou le Bade-Wurtemberg, la Sarre manque de très grandes entreprises capables de financer les investissements technologiques nécessaires, explique le journal.


Ce soutien n'en produit pas moins ses effets. En cinq ans, le nombre de personnes qui travaillent dans le secteur des biotechnologies et des nanotechnologies a doublé en Sarre. Cela représente aujourd'hui quelque 1.200 salariés. En outre, le réseau "Nanobionet", association à but non lucratif qui chapeaute la branche des nanotechnologies et des biotechnologies en Sarre, est l'un des plus importants d'Allemagne, avec 103 membres. D'ores et déjà, il se sent à l'étroit en Sarre, et cherche des membres au-delà des frontières du Land, a confié au "Handelsblatt" son gérant Martin Monzel.


Plusieurs entreprises témoignent également de cette montée en puissance, rapporte encore le journal. Ainsi, l'entreprise sarroise Nanogate est-elle entrée en bourse en 2006. Elle a réalisé un chiffre d'affaires de 7,8 millions d'euros. Grâce à l'innovation, elle produit des diodes dont l'intensité lumineuse est jusqu'à dix fois supérieure à celle de diodes classiques. Les nouveaux matériaux offrent en effet de nouvelles perspectives de croissance. La firme "Nano-X", travaille ainsi en étroite collaboration avec l'Institut Leibniz pour les nouveaux matériaux (INM) de Sarrebrück. Ce centre de recherche, à la pointe de la recherche sur les nanotechnologies chimiques, emploie pas moins de 180 personnes.



Plus d'informations (en allemand) :

Land de Sarre :
(en français) : www.saarland.de/SID-3E724395-6F7D6EDB/francais.htm


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Mercredi 16 avril 2008
Le site UnMondeLibre.org met en ligne certains textes de Frédéric Bastiat en format PDF "paginés à l’original, de telle sorte qu’il est possible de citer le texte avec la pagination exacte, ce qui n’est pas le cas des versions HTML disponibles sur le net".

Frédéric Bastiat : une pensée lumineuse




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Mercredi 16 avril 2008
Extrait de la Newsletter de l'Ambassade d'Allemagne de ce jour :


A deux ans de l'ouverture totale à la concurrence du transport international des voyageurs, la compagnie allemande des chemins de fer Deusche Bahn (DB) vient de faire un pas supplémentaire vers l'ouverture de son capital à des investisseurs privés. Après plusieurs mois de débats au sein de la coalition, le groupe de travail du parti social-démocrate (SPD) en charge du dossier a présenté lundi une proposition de compromis qui a été bien accueillie par son partenaire gouvernemental de la CDU (Parti chrétien-démocrate). Elle prévoit une ouverture partielle du capital à des investisseurs privés, à hauteur de 24,9% au maximum.

Selon le ministre fédéral des Transports, Wolfgang Tiefensee, la privatisation partielle de l'entreprise pourrait désormais débuter à l'automne si les derniers obstacles au projet sont levés au cours des prochaines semaines. La grande coalition a "ouvert la porte qui garantira l'avenir de la Deutsche Bahn", s'est-il félicité.

En injectant de l'argent frais dans l'entreprise, Berlin entend adapter les chemins de fer allemands aux exigences de la modernité. Dans la droite ligne de la grande réforme des chemins de fer engagée depuis 1994, il s'agit de promouvoir un service à la fois ponctuel, bon marché, attractif et respectueux du client. Selon M. Tiefensee, l'ouverture du capital de la Deutsche Bahn profitera à tous : aux voyageurs privés comme aux clients du service fret.

De fait, l'Etat entend consacrer une partie de l'argent dégagé par l'ouverture du capital à la modernisation des gares, à leur isolation phonique et à l'amélioration du service de transport des voyageurs. Selon M. Tiefensee, une autre partie de la recette (de "plusieurs milliards d'euros" au total) serait affectée à l'accroissement des capitaux propres de la Deutsche Bahn. Une troisième, enfin, servirait à la réduction de la dette publique. L'Etat promet, par ailleurs, de consacrer jusqu'à 2,5 milliards d'euros par an à l'entretien du réseau.


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Samedi 12 avril 2008
Extrait de la Newsletter de l'Ambassade d'Allemagne du 10 avril 2008 :


Quatre ans après son lancement, le programme de promotion de l'excellence dans l'enseignement supérieur allemand semble modifier en profondeur le paysage universitaire outre-Rhin. Selon le quotidien économique "Handelsblatt" (édition du 8 avril 2008), il aurait "instillé encore plus de mouvement dans les structures encroûtées du paysage universitaire que ne l'avaient jugé possible ses plus optimistes" défenseurs. Ce n'est pas seulement une question d'argent, explique le journal. Le fait marquant serait l'évolution des mentalités vers davantage d'émulation voire d'élitisme.


Il n'y avait pas eu autant de mouvement en 25 ans", confirme Michael Schuster, directeur des programmes en sciences humaines et sociales de la Deutsche Forschungsgemeinschaft (DFG), cité par le "Handelsblatt". L'Etat fédéral et les Länder ont, en effet, décidé de consacrer 1,9 milliard d'euros jusqu'en 2011 à neuf "universités d'élites", 37 pôles d'excellence et 39 écoles doctorales, triés sur le volet par l'intermédiaire d'un concours. De quoi doper la recherche et l'enseignement, améliorer les cursus ou les possibilités de recrutement pour les établissements désormais estampillés "universités d'élite". Mais ces derniers ne sont pas les seuls à profiter de l'initiative pour l'excellence. Le principe du concours entre établissements pour recevoir la dotation a provoqué une émulation au bénéfice de tous. Très nombreux à concourir, les établissements en ont profité pour repenser leur cursus et affiner leur stratégie.


Mais surtout, l'initiative pour l'excellence marquerait "la fin du mensonge de l'égalité", explique le "Handelsblatt". Elle "marque une évolution fondamentale des consciences : la promotion de l'"élite", qui fut longtemps si durement méprisée dans les milieux érudits est redevenue une idée directrice de la politique de recherche" allemande. Les différences entre établissements ont toujours existé, mais elles apparaissent désormais au grand jour, sont acceptées et approuvées comme telles. C'est un mouvement de retour par rapport à la phobie de l'élitisme hérité du mouvement de 1968, explique Jürgen Mittelstraß, théoricien des sciences et professeur émérite à l'université de Constance. Les étudiants consultent aujourd'hui les classements établis par les grands magazines d'information ("Der Spiegel", "Die Zeit" ou "Focus") pour choisir leur établissement."Ils sont en avance sur leurs professeurs".


Enfin, les effets psychologiques de l'initiative pour l'excellence ne sont pas négligeables non plus à l'étranger, ajoute le "Handelsblatt". "Ne serait-ce que le fait que l'Allemagne lance un aussi vaste projet de promotion de la science a attiré l'attention", affirme Barbara Wankerl, coordinatrice des relations publiques dans un pôle d'excellence. Les universités allemandes ont intégré la nécessité d'attirer les meilleurs cerveaux pour avoir une place dans la compétition scientifique internationale.



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Samedi 12 avril 2008
Extrait d'une interview donnée par Mario Vargas Llosa à Alexis Lacroix pour le Figaro du 20 juin 2005. Près de trois ans après, et malgré la changement de gouvernement, tout ce qu'il y dit est malheureusement toujours d'actualité en France.

(...)

En toile de fond de la remise en cause de la construction européenne se dégage un paysage idéologique et politique nettement plus polarisé que dans les années 90...

Cette "repolarisation" accélérée, par l'effet de laquelle près de 40% de l'électorat d'un pays comme la France lorgne vers les extrêmes, se nourrit de fixations phobiques et d'anathèmes imaginaires. Contre l'ouverture des frontières. Contre la "concurrence libre et non faussée". Contre les immigrants... Ces obsessions sont autant d'écrans qui dissimulent aux Français le retard qu'ils ont accumulé sur le chemin des réformes indispensables. Si le chômage reste élevé dans un pays comme le vôtre, ce n'est ni par la faute des immigrés, ni en raison des contraintes qu'impose la mondialisation et l'intégration européenne, c'est à cause du poids de représentation archaïques. La
movida libérale n'a pas encore eu lieu en France. L'Etat-providence n'a pas été modernisé. Et le culte de la puissance publique continue, hélas, de s'y donner libre cours. Ainsi, tandis même que la France fermait ses écoutilles à la mondialisation, le Royaume-Uni a connu en accéléré son aggiornamento économique, et il affiche désormais un des taux de chômage les plus faibles de l'Union européenne.

La droite, dans de nombreux pays européens, est-elle vraiment aussi libérale qu'aux Etats-Unis ?

La droite, dans la plupart des pays européens, a en effet jusqu'ici été largement nationale et très timidement libérale. Au nom d'un conservatisme social, elle a aussi maintenu certaines politiques populistes, utopistes et interventionnistes qui sont la raison principale du chômage et du déficit de croissance, notamment dans un pays comme la France. Il suffit de songer à la centralité de la référence étatiste chez les gaullistes... Le résultat conjugué de ce conservatisme, d'un côté, et du raidissement anti-libéral d'une grande partie de la gauche, de l'autre, c'est l'efflorescence du populisme, qui ne constitue pas seulement une menace politique, mais également une régression intellectuelle considérable.Ecoutez ce qui se dit dans les conversations quotidiennes, notamment en France... Prêtez seulement attention à l'idée omniprésente selon laquelle les élites auraient été sanctionnées, le 29 mai, parce qu'elles se seraient montrées "coupées du peuple"...

Que révèle ce discours sur la coupure du "peuple" et des "élites" ?

Au travers de ces idées fixes, c'est toute une phraséologie des années 30 qui refait surface - avec sa combinaison caractéristique de nationalisme et d'antilibéralisme. La crise morale qui affecte l'Europe témoigne d'une étonnante résistance à un phénomène - la globalisation - qui fait déjà partie des réalités du monde entier. De ce point de vue-là, la France nage en pleine schizophrénie : chacun y reconnaît l'importance de pouvoir conquérir de nouveaux marchés, en Chine par exemple ; dans le même temps, l'opinion publique affiche sa défiance à l'égard de l'"ultralibéralisme" qui abaisse les dernières barrières protectionnistes.

Parleriez-vous d'une "réaction antilibérale" ?

Disons que, dans certains milieux intellectuels, l'antilibéralisme prend la place de la défunte utopie communiste. Il n'est plus possible d'être marxiste sans anachronisme. Ce qui est très "tendance", en revanche, c'est de faire des règles libérales le bouc émissaire universel. La guerre en Irak ? Le libéralisme ! La déréliction de l'Afrique ? Le libéralisme encore. La déforestation de l'Amazonie ? Le libéralisme, vous dis-je... Voilà les réponses toutes faites que nous dicte la nouvelle pensée unique en formation - sectaire, erronée, néomarxiste. J'ai rompu, pour ma part, avec ce mode de pensée en lisant Raymond Aron, dans les années 70. Je revis donc ce
revival antilibéral comme une aberration idéologique. Mais en France, une partie de la classe pensante reste prisonnière de sa nostalgie chimérique de la fraternité révolutionnaire. On ne dira jamais assez, en effet, ce que certains pays du tiers-monde doivent à la globalisation - qui les propulse dans un cycle de croissance -, et combien, a contrario, les solutions étatistes et marxistes ont pu ruiner des économies.

(...)

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Jeudi 10 avril 2008
Découvert grâce à une lectrice du blog de Valeurs Actuelles, le blog de Jacques Thomet, ancien journaliste et rédacteur en chef à l'Agence France Presse, notamment en Colombie, Equateur et Vénézuela, propose une lecture de tous les évènements qui se jouent autour d'Ingrid Betancourt à des années-lumière de ce que nous présentent nos médias traditionnels.


Tout le blog mérite d'être lu (prévoir du temps !), mais en voici juste trois extraits :

La France se bouche les yeux pour ne pas voir les 10 millions de Colombiens soulevés contre les FARC

Lettre ouverte à François Fillon, 31 mars 2008

La France veut accueillir des terroristes de FARC, mais refuse les visas à des enfants colombiens


Sans commentaire...


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